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Sortir du syndrome du ” combien vas-tu ? ” (suite)

Combienvatiste

Dans mes billets précédents, je vous présentais le syndrome combienvatiste et ses différentes formes d’expression.

Voyons aujourd’hui si

Votre N+1 est-il “combienvatiste” ? Est-il, dans ce cas, plutôt tendance “caricatural” ou ” faussement bienveillant” ? Etes-vous immunisé à titre personnel?

Pour sonder le degré de “combienvatisme” de votre manager, commencez par tenter de répondre aux questions suivantes

–         Que fait-il, en tout premier, lorsqu’il arrive au bureau ?

–        Où va-t-il de prime abord ? Quels lieux et pourquoi ? Quels sont ses premiers réflexes ? Qu’attend-il comme satisfaction ou signes de réassurance en retour?

–        Quels basiques métiers valide-t-il pour commencer sa journée (plutôt orienté “comment” ou “combien”)?

–        Quels sont ses premiers mots, pour moi ou pour les équipes ? A-t-il des attentions et comportements différents selon les statuts ou les résultats des uns et des autres ? Accueille-t-il “la personne dans son ensemble” ou uniquement le “professionnel métier”?

–        Semble-t-il sincère quand il me dit bonjour ou ses ” bonjour ” sont-ils purement mécaniques ?

–        Me regarde-t-il dans les yeux et sait-il y lire mon état physique et émotionnel (fatigue, stress, …, mes “oui, ça va…” qui sonnent comme des “non pas du tout” ) ?

–        Est-il attentif à mes signaux comportementaux motivationnels comme démotivationnels (doute, frustration, besoin d’écoute sur des difficultés ou d’accompagnement sur les moyens, recherche de valorisation sur un effort pour avoir envie de le recommencer … ) ?

–        Considère-t-il que son rôle est de me diffuser de l’énergie ou que c’est à moi de lui en donner par des bonnes nouvelles?

–        Pense-t-il que me dire “bonjour” le dispense de me dire “au revoir” ?

–        ….

 

“Faut-il” éviter la propagation durable du syndrome du “combien vas-tu ? 

 

Bien entendu, nul n’est totalement exempt de “combienvatisme”. Nous avons tous potentiellement un penchant et des situations qui nous sont propres, dans lesquels nous sommes susceptibles de propager le syndrome et de devenir à notre tour ” combienvatistes “.

Ce n’est, du reste, pas fondamentalement répréhensible en soi. Peut-être même que des situations ou interlocuteurs s’y prêtent voire même le nécessitent.

Attention pour s’en convaincre à ne pas confondre manager “combienvatiste” et manager “directif”. La directivité n’est pas répréhensible, bien au contraire : elle est pertinente et génératrice de performance par exemple pour des collaborateurs débutants ou encore dans un environnement donné (par exemple en management de crise). Mais, contrairement à la directivité qui peut s’apparenter à un style et qui ainsi peut être lissée, le “combienvatisme” est un état d’esprit ou un parti pris qu’il est bien difficile d’amender.

De sorte que dans l’entreprise, où se pose la problématique d’une performance collective durable, du manager “combienvatiste” au “baron”, il n’y a souvent qu’un pas.

Or, par souci d’efficience, on comprend bien que les entreprises peuvent de moins en moins se payer le luxe de ce manager qui, certes à un instant ” T ” peut s’avérer performant en terme de réalisation d’objectifs, mais qui

–        A tendance à penser que ses collaborateurs voire l’entreprise travaillent pour lui et non l’inverse

–        A sa propre idée de ce que l’entreprise doit devenir et des moyens pour y parvenir

–        Devient rapidement un frein à tout changement qui ne l’arrange ou ne le valorise pas

–        Démotive les équipes sur la durée parce qu’il ne les développe pas

–        Ne favorise pas le questionnement sur les pratiques et donc freine l’amélioration continue et la différenciation de la valeur ajoutée

–        Etc.

Dans mon prochain billet, j’aborderai le sujet

Comment agir au niveau managérial pour éviter de tomber dans le “combienvatisme” ?

A bientôt

Stéphane FLAHAUT et l’équipe MANEGERE

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