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Les 7 évidences à maitriser afin de passer de la performance à l’excellence dans un contexte interculturel

Développement interculturel

Après notre article sur l’évidence numéro 1, ” Il n’y a pas 1  Afrique mais au minimum, 7, voir 14, peut être 42 et certainement des  dizaines d’Afriques !!!!”;

Après celui sur l’évidence numéro 2 , “L’Afrique n’attend personne mais à besoin de toutes les personnes qui ont envie d’Afrique”,

voici  l’évidence numéro 3, “on ne peut travailler dans un contexte interculturel, sans éclaircir la notion centrale de culture mais aussi  sans connaître Trompenaars  et  Hosfetede .”

Car lorsqu’il est question de culture, il est souvent question de préjugés culturels et concernant l’Afrique, il est courant d’entendre:

“Les africains arrivent toujours en retard !!!”, “En Afrique tout est oral rien n’est écrit !!!”, “Les africains manquent d’organisation”, Etc.

J’ai assisté très récemment à une conférence sur le sujet  où le conférencier, un spécialiste de la culture africaine, brossait un tableau des comportements, qui selon lui, sont liés à cette culture

Parmi les exemples cités  qui m’ont fait bondir

“En Afrique  centrale, on n’aime pas porter de casque sur les chantiers”,  “En Afrique de l’ouest, c’est le griot* qui est le porte parole en entreprise”,  “En Afrique il faut s’attendre à discuter du salaire d’une  collaboratrice avec son conjoint “, etc.

Je m’arrête là tant les comportements décrits étaient caricaturaux et surtout des généralisations abusives!

A sa décharge, il ne faisait que répondre à la demande, quand on croit s’intéresser à une culture on s’y intéresse avant tout en creux, c’est-à-dire se focaliser sur les absences plutôt que sur les forces.

Exemple : Quelles sont les qualités dont nous sommes dotés et qu’eux non pas?

Partant d’un principe  plutôt sain : “mieux, je les connaitrai, plus facilement je pourrai travailler dans le pays ». Les connaitre sans être un anthropologue se limite bien souvent  pour nombre de candidats à l’expatriation,  à mémoriser quelques clichés qu’ils utiliseront ici et là et pas toujours très opportunément…

Revenons aux fondamentaux en rappelant le sens du mot  culture qui reste souvent un concept flou avec plus de 164 définitions; en voici une qui nous semble pertinente

” Un ensemble de manières de voir, de sentir, de percevoir, de penser, de s’exprimer, de réagir, des modes de vie, des croyances, des connaissances, des réalisations, des us et coutumes, des traditions, des institutions, des normes, des valeurs, des mœurs, des loisirs et des aspirations “.
(Dictionnaire actuel de l’éducation, Larousse, 1988)

La culture est surtout le résultat d’un parcours de vie, une construction individuelle et unique: c’est l’identité, les valeurs, le contexte dans lequel  l’individu a grandi,  qui vont façonner ses comportements, et lui donner ses capacités.

Or  la mondialisation et  l’explosion des technologies de la communication font qu’aujourd’hui  en Afrique,  dans les entreprises, on rencontre très fréquemment des collaborateurs qui ont fait une partie ou la totalité de leurs études dans d’autres pays que le leur, qui sont  connectés en permanence avec leurs amis  aux  4 coins du monde.

La culture se transforme dans le temps, elle se confronte à d’autres cultures par les voyages, se transmet par un réseau d’institutions,  l’école,  les associations et même  la télévision.

Elle s’acquiert et se transmet par le biais de la socialisation, symboles, rites, langage.

Plutôt que de s’intéresser aux préjugés je vous invite à vous intéresser aux travaux de

TROMPENAARS, et de  HOSFTEDE  qui vous donneront quelles clés pour mieux comprendre les différences culturelles.

RDV le mois prochain pour la 4ème évidence sur l’Afrique

Pourquoi il faut s’intéresser à ces 2 auteurs ?  Quels sont les pièges à éviter ?

Saïd AGBANRIN

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