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Le syndrome de la pie

« Le syndrome de la pie » : un écueil pour le bien-être et la performance en entreprise

syndrome de pie

Tout dirigeant aspire à avoir une entreprise performante et  je ne connais pas de dirigeant qui souhaite consciemment que la performance aille de pair avec le mal être de ses  collaborateurs.

Pourtant, il y a de nombreuses entreprises dans lesquelles la recherche de la performance entraine souvent stress, angoisses et donc mal-être.

L’une des raisons de cette situation est le « syndrome de la pie ».

 

Qu’est-ce que c’est que le « syndrome de la pie » ?

Tout comme l’oiseau, le syndrome de la pie consiste à focaliser son attention sur un point jusqu’à en oublier tous les autres.

D’après Olivier D’Herberont & Bruno César, cela se traduit par :

  • Donner de l’importance à « l’adversaire »
  • Transformer le débat en conflit et provoquer le désengagement de la majorité silencieuse
  • Empêcher de répondre aux préoccupations des alliés et de traiter des vrais problèmes.
  • Empêcher de parler de manière positive et concrète de l’entreprise, car cela rentre dans la logique de l’opposant.

Les exemples sont légions !!

Un exemple de “syndrome de la pie”

Prenons le cas de ce président d’une association, qui depuis 3 ans, ne peut plus prendre une décision sans faire référence à l’un des membres de l’association, candidat malheureux lors de la dernière élection du bureau, et qui, depuis lors, est quelque peu revendicatif : tout est plus compliqué, des simples décisions concernant les machines à cafés à celles concernant la stratégie de l’association …

Morceaux choisi de comportements inconscients du président générés par le syndrome de la pie:

  • « Je ne sais pas comment il réagira. … »
  • « Il va encore me dire que … »
  • « Faisons attention à ne pas tendre la perche à …»

Pour ces raisons, cette association pourtant bien gérée, n’est pas préparée pour les grandes transformations en cours dans son domaine:

  • Les « keys people » ne restent pas
  • Le nombre d’actions menées sur le terrain est en chute libre
  • L’ambiance y est catastrophique
    • Les membres ne se parlent plus, ni dans les couloirs, ni ailleurs
    • Chacun a le sentiment d’être espionné, soit pour le compte du président, soit pour celui de son « rival »

Pourquoi ?

Le président n’arrive plus à regarder son association dans son ensemble et la moindre concertation, se transforme en conflit.

Les décisions les plus faciles prennent un temps « fou » à se mettre en place, ce qui entraine chez les autres membres

  • Mal être
  • Désengagement
  • Démotivation

À un moindre niveau, cela peut aussi être le cas dans une équipe en entreprise

D’autres exemples en entreprise 

Exemple : une équipe de 10 collaborateurs

  • 3 sont motivés et compétents sur l’ensemble de leurs missions.
  • 6 qui ne demandent qu’à être motivés, pas tous compétents sur l’ensemble de leurs missions
  • 1 démotivé, compétent certes mais ayant perdu toute lucidité, anciennement compétent et motivé, encore charismatique

Et le manager est atteint du « syndrome de la  pie », il se focalise sur le collaborateur démotivé et encore charismatique.

  • Chaque réunion est un enfer, avant, pendant et après
  • Moins de partage et de convivialité
  • Puis, il y a de moins en moins de réunions

Avec comme conséquence moins de bien-être parce que le manager, n’arrive pas à prendre la hauteur nécessaire, pour appréhender tous les sujets qui concernent la vie de son équipe.

Son seul et unique sujet, c’est comment contrer ce fameux collaborateur, comment réduire son influence, comment le mettre au travail, ou s’en débarrasser.

Autre exemple, ce jeune créateur, impressionnant par la façon dont il a mené son projet de création d’entreprise.

  • Un projet motivant
  • Un positionnement stratégique tranché
  • Les premiers clients déjà approchés
  • Un financement facilement obtenu

Et un soir, alors que tout se déroulait  très bien, il est 1 heure du matin et il vient de trouver le nom de son entreprise : eurêka c’est génial ! Hélas, il va ensuite sécher jusqu’à 5 heures du matin pour trouver le logo.

Et ce fut le début de la fin : découvrir le bon logo était devenu obsessionnel au point d’épuiser ses sponsors qui avaient eu tant de plaisir à l’écouter sur son projet, il sollicitait même son banquier en pleine discussion sur ses besoins de financement.

Alors qu’il n’avait mis qu’un mois pour formaliser son projet, il a finalement perdu 2 mois sur la recherche de son logo.

Aux dernières nouvelles, tous ses sponsors et parrains se sont retirés et il a finalement abandonné son projet de création d’entreprise.

Est-il possible de guérir du « syndrome de la Pie » ?

Difficilement !

Sauf si, comme l’oiseau dont le nom est utilisé pour qualifier ce syndrome, vous supprimez l’objet qui vous aveugle par ses éclats.

Pas toujours évident d’autant plus que ce n’est jamais une partie de plaisir que de se séparer d’un collaborateur.

Autre solution : éviter d’attraper le syndrome, comme toutes les addictions, cela reste quand même la meilleure solution.

Certains avancent consciemment ou inconsciemment dans le conflit ou ont besoin de se trouver des ennemis.

D’autres tombent dans le piège de l’ennemi : au départ, ce sont des joutes oratoires, des petits conflits, des petites victoires … puis, ils se prennent au jeu et arrivent même parfois à l’extrême à humilier cette personne et à en retirer de la satisfaction : c’est trop tard,  ils sont atteints du syndrome de la pie !

Comment sortir de ce jeu de rôle pervers dans lequel ils se sont mis souvent malgré eux ?

Très difficile, ils ont beau être dirigeants,  managers, collègues, créateurs d’entreprise, ils restent  des êtres humains avec leur propre iceberg (au sommet et visible, les comportements, en dessous souvent dissimulés, les sentiments, et tout au fond, parfaitement masquées, les pensées profondes).

Et parfois, ces pensées profondes nous jouent des tours, dans notre relation aux autres.

Malgré tout, quand on n’a pas su éviter ce syndrome, que faire ?

Au moins 2 solutions :

  • Dépenser plus d’énergie à identifier des alliés et amplifier les micro-succès qui vont se propager par capillarité, plutôt que de vouloir réduire à néant les  « opposants ou les problèmes » qui n’attendent que ça !
  • Avoir recours à un conseil pour obtenir un regard extérieur, adopter un point de vue différent, neutre et objectif.

Car, on ne peut pas être juge et partie, donc difficile d’être à la fois « la pie » et celui qui … regarde la « pie »

Au sein du cabinet MANEGERE, nous avons mis en place la méthode IPM, notamment parce qu’à nos débuts, nos clients nous sollicitaient souvent pour traiter un sujet et nous constations souvent, qu’une fois confrontés à leur réalité, que le sujet concerné n’était pas le principal problème.

La méthode IPM, permet lors de la phase d’immersion avec ce regard extérieur  d’auditer l’entreprise comme un tout, et non sur le point focal du dirigeant ou du manager.

I comme Immersion, sur le terrain, avec vous, nous découvrons votre réalité afin de faire des recommandations adaptées, qui souvent dépassent le point d’entrée dans l’entreprise.

Malgré cela, certains dirigeants, dans le déni, peuvent dire : « Ce n’est pas ce que je vous demande, ce que je vous demande c’est comment je règle ce problème »

Il est atteint du fameux du syndrome, et ne veut pas s’en rendre compte, ne veut pas l’accepter

Alors puisque nous sommes dans l’année du bien-être et de la performance pensez- à la majorité silencieuse, qui est prête à s’engager si l’atmosphère de l’entreprise est agréable.

Said AGBANRIN et toute l’équipe de MANEGERE

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