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Le management très exigeant d’une équipe en télétravail

Comment diriger un service quand ses collaborateurs sont éparpillés aux quatre 
coins du pays ? Un nouveau challenge pour les responsables de l’ère Internet.

Retour au bercail pour les salariés de Yahoo! Dans un 
e-mail du 22 février dernier, Marissa Mayer, la PDG du groupe, a enjoint aux employés travaillant chez eux de revenir dans les locaux du siège dès le mois de juin. Une décision qui a surpris tout le monde aux Etats-Unis, où près de la moitié des entreprises autorisent le télé travail. Richard Branson, le charismatique patron de Virgin, a aussitôt réagi à cette annonce sur Twitter : «Donnez aux gens la liberté de travailler où ils veulent et ils excelleront.» Si la chef d’un des géants de l’Internet va l’encontre de la tendance dominante, elle soulève néanmoins de vraies questions. Notamment lorsqu’elle évoque dans son e-mail les aspects informels propres au travail d’équipe : «Certaines de nos meilleures décisions se prennent entre deux portes, après une discussion devant la machine à café ou lors d’une réunion improvisée…»

Or ces situations sont forcément beaucoup plus rares quand une équipe n’est pas réunie à plein temps sur un même lieu de travail. Ce qui est de plus en plus le cas avec le télétravail, mais aussi avec le nomadisme exigé dans certains métiers ou le développement du management transversal (    1 ). Dans ce contexte, les responsables doivent adapter leurs pratiques. Les chercheurs qui se sont penchés sur la question sont unanimes : pour conduire, évaluer et motiver leurs troupes, ils n’ont pas forcément besoin de compétences spécifiques, mais ils doivent être polyvalents et se
montrer meilleurs et plus rapides qu’un manager classique. Ils n’ont pas le temps de bâtir une relation dans la durée : les rencontres étant plus espacées, ils leur faut s’imposer et marquer les esprits le plus tôt possible. Des liens forts doivent donc s’établir avec les collaborateurs, idéalement dès la première rencontre physique (    2 ). C’est à cette occasion qu’une véritable relation de confiance pourra s’instaurer.

Faire passer des messages clairs. Contrairement à un manager de proximité, le responsable d’une équipe travaillant à distance peut difficilement revenir le lendemain d’une discussion sur un point mal saisi ou mal interprété. A des centaines ou des milliers de kilomètres de distance, le rapport à l’autre et la communication changent (    3 ). Les rendez-vous sont plus rares, et planifiés longtemps à l’avance. Ce qui est dit le jour J ne peut pas être précisé entre deux portes à J + 1, clarifié plus en détail à J + 2 et validé à J + 3… Les rencontres informelles n’existent plus. Pas question non plus de prendre quinze jours pour faire passer un message. Il faut être le plus clair et le plus direct possible lorsqu’on se trouve en présence de ses équipes. Après coup, il sera trop tard pour rattraper un quiproquo.

Source : Capital.fr

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