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Et si vous notiez vos collègues ?

Noter ses collegues

« Manegere a sélectionné pour vous cet article où il est notamment question d’une nouvelle « application » qui permettra de donner sa perception sur les comportements de ses chers collègues de bureau.

Knozen, l’appli pour noter ses collègues

Une démarche qui risque malheureusement de faire fureur !

Bien entendu, il y aura toujours un décalage entre ce que nous souhaiterions être, ce que nous pensons être, l’image que nous pensons renvoyer aux autres, celle que nous renvoyons vraiment … et la manière dont nous somme finalement perçus.

Et bien entendu également, même si nous penserons être par exemple excellent en matière de conduite de réunion, lorsque 8 collaborateurs ou collègues nous diront que ce n’est pas le cas, alors à minima il faudra que nous nous questionnions sur la justesse de notre jugement sur le sujet.

Mais là où l’application présentée dans l’article est potentiellement pernicieuse c’est en ce sens qu’elle laisse à penser que « la brutalité des faits » peut-être livrée à tous sans préparation préalable ni cadre de référence partagé .

Quel intérêt, sachant que si l’objectif est une prise de conscience du collègue ou collaborateur sur son comportement, il existe déjà des outils de « 360° » ou de « feedback individuel » véritablement performants ?

Pire, la démarche est pernicieuse puisqu’elle voudrait nous faire croire que notre personnalité n’est que la somme des points de vue et commentaires que les autres porteraient sur nous !

Là où l’article est encore plus  édifiant c’est lorsqu’il laisse apparaitre, dans sa seconde partie, les difficultés qu’ont de plus en plus de cabinets de recrutement à déceler chez les candidats ces valeurs intrinsèques dont ils auront besoin pour performer. A telle enseigne que leur tentation est forte de se tourner vers les réseaux sociaux pour y trouver le Graal

Certes, le constat est brutal, dans la mesure où beaucoup d’entreprises recrutent toujours plus sur des « compétences » (au sens de hard skills) et licencient toujours plus… pour des comportements

Toutefois, c’est pour les RH un leurre total de vouloir

  • se tourner par désespoir de cause vers les réseaux sociaux en espérant y déceler, au-delà des CV ou argumentaires, une confirmation ultime des valeurs que le candidat prétend évidement incarner lors de son entretien
  • déduire de ses comportements passés ou des e-commentaires de ses anciens collègues une prédiction fiable de ses comportements à venir comme de sa capacité à performer sur son futur poste.

Pourquoi ?  Parce que c’est oublier un peu vite l’impact de l’environnement, notamment managérial, dans la matérialisation et le développement des talents.

En somme, ce n’est pas parce que tel candidat était perçu comme « renfermé » par la majorité de ses collègues chez son employeur précédent, qu’il le sera nécessairement chez le prochain, dès lors par exemple qu’il s’y sentirait davantage

  • responsabilisé
  • épanoui par l’intérêt de son nouveau métier
  • autorisé et valorisé à aller vers les autres

Ne pas confondre donc les comportements (exemple : « attitude de repli ») avec des valeurs et talents intrinsèques (par exemple l’«empathie sociale »)

Ainsi, plus que des comportements ou attitudes du passé, « matcher » des valeurs et talents intrinsèques avec des domaines de performance attendus, tel est le véritable challenge du recrutement.

Bonne lecture à tous

Stéphane FLAHAUT et toute l’équipe MANEGERE

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