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Perfectionnisme et bienveillance : le difficile juste milieu

Perfectionnisme et bienveillance : le difficile juste milieu

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Souvent imaginée comme le socle de toute réussite, l’exigence est une vertu nécessaire mais dangereuse quand elle devient excessive, et basculer dans le perfectionnisme. Alors, comment parvenir à trouver le juste milieu, qui permet de donner le meilleur de soi-même, en être satisfait, tout en cherchant toujours à s’améliorer ? Éléments de réponse.

Vous l’avez probablement déjà constaté, chez vous ou dans votre entourage : cette difficulté que l’on peut éprouver à savoir jusqu’où aller dans son quotidien métier, comment y arriver, et quelles limites se fixer.

Car c’est l’enjeu pour de nombreux individus aujourd’hui, se contenter de la performance sans basculer dans le perfectionnisme.

Mais d’ailleurs, comment distinguer les deux ? Et pourquoi faire attention au juste milieu ?

Qu’est-ce qu’une personne perfectionniste ?

Nous allons tout d’abord déterminer les traits que possède un perfectionniste : c’est une personne qui se fixe des standards quasi impossibles à atteindre, qui a du mal à doser ses efforts, et qui est presque toujours insatisfaite d’elle-même et des autres.

Surtout, le perfectionniste voit sa valeur, en tant que personne, fluctuer en fonction de sa réussite. Comme il a tendance, naturellement, à toujours vouloir mieux et à manquer de confiance en soi, il peut avoir des difficultés à accepter la critique, et chaque erreur va semer de la confusion dans son esprit.

D’où vient ce besoin constant de perfection ? De l’éducation et du parcours initial de chacun : les messages véhiculés par l’environnement direct lors de l’enfance et l’adolescence ont un impact sur notre façon de voir le monde, et la construction de notre échelle de valeurs. Si lorsqu’un collégien rapporte un 16/20 en mathématiques, et entend son père lui dire « où sont les 4 points manquants ? », et que toutes ses remarques sont de même nature, il est fort possible que cela construise un profil perfectionniste.

Le perfectionnisme n’est pas sans conséquence pour la santé. En découle potentiellement, dépression, baisse constante de l’estime de soi, mais aussi perte de productivité car la peur panique de l’échec, qui s’apparenterait à une humiliation pour le perfectionniste, l’amène à revoir encore et encore sa copie sans pouvoir la livrer en temps et en heure.

Et c’est là toute la difficulté du perfectionniste : savoir rester exigeant tout en restant bienveillant, envers soi-même et les autres.

Cette faculté facilite la performance : se fixer des objectifs élevés et réalistes, tout faire pour les atteindre, avoir une stratégie claire, se donner les moyens de ses ambitions, et savoir être satisfait. Et prendre du plaisir dans les succès, ou micro-succès, qui donneront de l’énergie pour les prochaines épreuves.

Un travail de questionnement

Faire le maximum avec ses possibilités ne garantit pas le succès. Être capable de ne pas dramatiser un échec, rester lucide pour distinguer l’essentiel de l’accessoire, et analyser ses échecs. Cette analyse qui passe par une auto critique, ne pas être tourné vers les problèmes, mais penser aux solutions.
Le travail d’un perfectionniste pour tendre vers la performance en éprouvant du plaisir, baisser son niveau d’exigence, doper sa satisfaction au quotidien, est long et difficile car il n’existe pas de remède miracle, mais nous pouvons nous demander quand même sur quels aspects il faut agir.

Avant même d’entamer un nouveau challenge, une nouvelle mission, il peut être intéressant de se demander si l’objectif fixé est accessible, avec les moyens dont nous disposons. Si demain, et alors que je n’ai jamais fait d’athlétisme, je me fixe comme objectif d’être en finale du 100 mètres lors des prochains championnats du monde, en août prochain, oui, l’échec est certain. Quelles que soit mon énergie, mon sérieux ou mon entrainement au quotidien !

Une fois l’objectif atteignable clairement identifié, il peut être intéressant de focaliser ses efforts sur le « comment » alors qu’un perfectionniste est très orienté résultat, et donc exclusivement sur le « combien ». Le « comment » développe la motivation instrumentale, celle qui permet de réellement monter en compétence sur le long terme, de faire baisser cette notion de stress liée au « vais-je réussir ? Si je ne réussis pas, je ne vaux rien », et de prendre du plaisir au quotidien sur ses différentes missions. Ainsi, on va valoriser ce qui permet de faire grandir sur le long terme, à savoir le sens de l’effort. Quand le résultat d’un challenge tombe, on peut également se focaliser d’avantage sur le « comment » que sur le « combien ». « Comment ai-je fait pour réussir » ? « Qu’est-ce qui pourrait me permettre de continuer dans cette voie et d’aller plus loin » ? Ou alors « qu’est-ce qui peut me permettre, demain, d’être meilleur et de progresser » ?

La devise de la performance « heureuse » pourrait être cette citation de Nelson Mandela « Je ne perds jamais : soit je gagne, soit j’apprends. »

C’est cette dynamique qu’un perfectionniste peut essayer d’enclencher, en faisant un focus sur les solutions, plutôt que de ruminer échecs et frustrations.

Enfin, et c’est souvent une difficulté, il est important pour un perfectionniste de s’écouter. Être attentif aux signaux de son anxiété, à savoir l’abattement, le stress, le découragement, pour mettre son énergie au bon niveau et actionner les bons leviers. Se poser les questions sur la raison qui génère chez moi ces réactions. Et se demander si, au fond, le mieux n’est pas l’ennemi du bien.

Alexandre LACAZE et toute l’équipe MANEGERE

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